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URBANISME ET AMENAGEMENT URBAIN

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PRINCIPE 8 : URBANISME ET AMENAGEMENT URBAIN

LA VILLE QU’IL NOUS FAUT MAINTENANT !  FAVORISE UNE PLANIFICATION GLOBALE ET INTÉGRÉE

  1. La planification et l’aménagement urbain sont les pierres angulaires de la ville qu’il nous faut maintenant. Ils permettent aux villes de traduire une vision commune en action pour optimiser l’espace et permettre une expérience humaine épanouissante dans un écosystèmes sain. Ceux-ci sont soutendus par à une vision spatiale et une planification stratégique, des politiques, outils, mécanismes institutionnels et participatifs, procédures réglementaires, des ressources et des investissements adéquats pour leur mise en oeuvre.

  2. LA VILLE QU’IL NOUS FAUT MAINTENANT ! coordonne les politiques et actions sectorielles, portant sur le développement économique, la mobilité, le logement, la culture, la biodiversité, l'énergie, l'eau et les déchets, dans un cadre territorial global et cohérent. Les rôles et les responsabilités des parties prenantes, respectant le principe de subsidiarité, sont clairement définis et  des ressources sont allouées de manière stratégique, équitable et autour d'un agenda commun.

  3. LA VILLE QU’IL NOUS FAUT MAINTENANT ! joue le rôle de catalyseur de la planification et de l’aménagement, coordonnant les différentes juridictions de la région qu'elle occupe, afin de mettre en œuvre les politiques, réaliser des investissements et prendre des mesures préservant l'autonomie locale tout en construisant et en renforçant la coopération régionale. Elle recherche activement la coopération intersectorielles et promeut des liens mutuellement bénéfiques, résilients et respectueux de l'environnement entre les zones rurales et urbaines et les actions connexes pour l'adaptation au climat.

  4. LA VILLE QU’IL NOUS FAUT MAINTENANT ! encourage des modèles de développement efficaces et équitables pour contenir et corriger l'étalement urbain et préserver les ressources naturelles et culturelles. Elle préconise de réduire les dépenses énergétiques dédiées au transport des biens et des personnes, et d’accroître la résilience face au changement climatique, de revisiter la localisation et le regroupement des logements, des industries, services et établissements scolaires. Elle recommande la coopération intercommunale pour réaliser des économies d'échelle et d'agglomération, optimiser l'utilisation des ressources et prévenir une concurrence malsaine entre les autorités locales et les autres organismes publics.

  5. LA VILLE QU’IL NOUS FAUT MAINTENANT ! utilise un processus de planification ascendant (‘bottom-up’) garantissant la participation de toutes les parties prenantes, y compris les organisations de la société civile, les entreprises et les communautés incluant les différentes ethnicités, tranches d’âge et identités de genre.

  6. LA VILLE QU’IL NOUS FAUT MAINTENANT ! reconnaît la rapidité d’évolution des dynamiques et les multiples crises du 21e siècle qui nécessitent une adaptabilité croissante des villes aux situations complexes qui se présentent. La planification et la conception exigent plus que jamais un sens de la résilience et l’importance de se préparer à des situations de crise extrême.

ACTIONS PRIORITAIRES

1. Revoir les pratiques de planification et d’aménagement pour répondre à l'évolution des besoins sociétaux et environnementaux en termes d'accessibilité, de mobilité, d'énergie et de ressources : accroître la proximité, freiner l'expansion tentaculaire des villes pour se concentrer sur une rénovation urbaine juste et le développement intercalaire, réduire la dichotomie entre l’urbain et le rural pour adopter une approche de planification métropolitaine et régionale.

 

2.  Réorienter le modèle économique d’urbanisme axé sur l'automobile et dépendant des combustibles fossiles, vers un modèle privilégiant l'être humain, la possibilité de marcher, la qualité de vie et le caractère abordable de la mobilité, en revisitant les instruments de planification et d’aménagement urbain.

 

3.  Réorienter les pratiques de planification et de conception urbaines pour mieux utiliser le capital naturel en développant des solutions basées sur la nature, en augmentant la capacité de séquestration du CO2 des lieux et en se concentrant sur l'amélioration des microclimats.

 

4.  Encourager de nouvelles réglementations et mesures d'incitation en matière d'urbanisme qui mettent l'accent sur l'utilisation de solutions fondées sur la nature pour ramener les espaces verts dans les villes, restaurer les terres naturelles et exploitées qui entourent et soutiennent les quartiers, tout en contrôlant les avantages que celles-ci peuvent produire (santé, environnement, social, culture, esthétique, etc.).

 

5. Introduire des réglementations urbanistiques pour limiter et empêcher la consommation foncière supplémentaire.

 

6. Encourager la réutilisation d'espaces et de bâtiments sous-utilisés et abandonnés afin de limiter le gaspillage de ressources et de terrains résultant de nouvelles constructions.